"ANGEL HANIEL’S CLEARING" Par Karen Salicath Jamali
- Ryann
- 24 juil. 2025
- 3 min de lecture

"Angel Haniel’s Clearing" de Karen Salicath Jamali est bien plus qu’une composition – c’est un vecteur de transcendance, un portail sonore à travers lequel on entrevoit le divin. Sortie le 11 juillet, cette pièce pour piano éthérée est imprégnée d’une expérience spirituelle profonde, marquée par une rencontre avec l’au-delà. L’identité artistique unique de Jamali, façonnée par une expérience de mort imminente en 2012 et trois années de guérison qui ont suivi, est palpable dans chaque note. Cette œuvre, née d’un rêve et inspirée par l’archange Haniel, est une offrande méditative de sérénité et de lumière intérieure. C’est un baume auditif, méticuleusement sculpté pour résonner non seulement à l’oreille, mais aussi au plus profond de l’âme.
Dès la première note, "Angel Haniel’s Clearing" instaure une atmosphère sonore hors du temps, à la fois contemplative et céleste. Le ton du piano, cristallin et aérien, crée immédiatement une sensation d’apesanteur. Chaque touche semble suspendue dans l’air – résonnant doucement, comme des ondulations sur une eau calme. Jamali évite l’excès, tant dans la forme que dans la technique ; elle laisse au contraire le silence et la résonance devenir ses alliés. Ce minimalisme n’est pas un manque de contenu, mais une concentration de l’essence. La mélodie se déploie de manière intuitive, presque comme un dialogue entre l’esprit et le soi. On n’écoute pas cette pièce pour suivre une histoire linéaire – on s’y abandonne, comme à une lumière filtrant à travers le brouillard.
Ce qui frappe le plus dans cette composition, c’est sa clarté émotionnelle – une qualité qui correspond parfaitement à l’énergie symbolique de l’archange Haniel, associée à la grâce, à l’intuition et à la sagesse lunaire. Cette musique ne provoque pas – elle invite. Il y a une féminité sacrée dans son rythme et sa tonalité, une patience et une douceur qui donnent l’impression d’être pris dans une étreinte bienveillante. La capacité de Jamali à traduire un monde invisible en fréquence audible est rare, et témoigne de sa sensibilité non seulement en tant que compositrice, mais aussi en tant que médium. Ce n’est pas une musique qui cherche à impressionner – elle cherche à guérir. Elle murmure plutôt qu’elle ne crie, et c’est justement cela qui en fait sa force.
La production, masterisée par la célèbre Maria Triana – dont les crédits incluent des légendes comme Aretha Franklin, Bob Dylan ou encore le Metropolitan Opera – préserve la pureté et la résonance de l’enregistrement original. Il y a une chaleur dorée dans la qualité sonore, comme si le piano avait été enregistré dans un espace sacré et silencieux. La touche de Triana permet à chaque note de conserver sa douceur et sa précision, laissant l’auditeur expérimenter la pièce comme un être vivant et vibrant. On imagine aisément ce morceau accompagner des espaces de méditation, des séances de soins énergétiques ou des moments de prière intime. La dynamique est subtile mais intentionnelle, créant des vagues délicates qui imitent le rythme naturel de la respiration ou de la prière.
Ce qui distingue également "Angel Haniel’s Clearing", c’est l’intégration de l’art visuel dans ce voyage sonore. La pochette – une peinture originale de Jamali elle-même – agit comme une extension visuelle de l’énergie du morceau. Représentant la lumière et la présence féminine de Haniel, elle complète le triptyque sensoriel : la vue, le son et l’esprit. Elle souligne l’approche holistique de l’artiste, pour qui les rêves, les visions, les sons et les couleurs ne sont pas des médiums séparés, mais les langages d’un même message divin. Jamali n’est pas simplement une compositrice ; elle est une oracle de la beauté, et son œuvre s’apparente à une transmission céleste.
En fin de compte, "Angel Haniel’s Clearing" n’est pas seulement une chanson – c’est une expérience spirituelle. À une époque où le bruit remplace souvent le sens, où le spectaculaire l’emporte sur la sincérité, Karen Salicath Jamali offre un moment de vérité silencieuse. Ce morceau ne cherche pas l’attention commerciale, ni même à être compris. Il existe comme un clairière – un espace sacré où l’on peut respirer, lâcher prise, et se retrouver. Dans sa simplicité réside sa magie. Dans son silence, son chant. Pour celles et ceux qui acceptent de s’asseoir dans le calme et de recevoir, "Angel Haniel’s Clearing" offre ce que peu de compositions savent encore transmettre : la sensation que la lumière revient au cœur.
Ècrit par Ryann









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