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"MAN I USED TO BE" Par Dax (Un crescendo sobre vers la rédemption

  • Ryann
  • 7 août 2025
  • 4 min de lecture

Sorti le 1ᵉʳ août 2025, "Man I Used to Be" marque un tournant essentiel dans l’évolution de Dax – non seulement en tant qu’artiste, mais aussi en tant qu’homme traversant les territoires bruts du changement, de la sobriété et de la reconnexion spirituelle. Connu pour son style sans frontières et ses récits profondément émotionnels, Dax a volontairement mis sa carrière en pause pendant six mois afin d’embrasser la sobriété et de réinitialiser son état d’esprit. Ce silence n’était pas une absence, mais une préparation. Lorsqu’il est finalement revenu avec ce morceau, il était évident qu’il n’apportait pas simplement une nouvelle chanson – mais un miroir. Portée par une production acoustique épurée et émotionnellement chargée du producteur primé Jimmy Robbins, cette chanson ne suit aucune tendance commerciale. Elle crée plutôt un espace de réflexion, retirant les couches de bravade pour révéler vulnérabilité, responsabilité et croissance personnelle.


Sur le plan lyrique, "Man I Used to Be" fonctionne comme une confession frontale. Dax se confronte à son passé – un inventaire implacable de ses addictions, de ses traumatismes hérités, de ses relations toxiques et de l’enfermement mental qu’il s’était lui-même imposé. Des vers comme « Les malédictions générationnelles de papa et maman » ou « enfermé dans la prison que j’appelle mon esprit » ne sont pas de simples métaphores – ce sont des cicatrices d’âme traduites en rimes. Pourtant, malgré ce poids, il refuse de sombrer dans l’apitoiement. L’un des passages les plus marquants du morceau déclare : « Ne me demande pas pourquoi j’ai changé / Demande-toi plutôt pourquoi tu es resté le même », inversant la dynamique pour inciter l’auditeur à une introspection personnelle. Le refrain récurrent, « Je ne suis plus que la moitié de l’homme que j’étais », ne traduit pas une faiblesse. C’est un dépouillement – une désintoxication spirituelle. Il n’est pas amoindri ; il est affiné. Comme l’or passé au feu.


L’environnement sonore reflète cette transformation. Alors que les précédents singles de Dax mêlaient hip-hop et énergie virale, ce morceau prend le pari audacieux de ralentir le rythme. L’instrumentation est sobre, laissant toute la place aux paroles. Certains critiques y voient une fusion d’influences – entre hip-hop acoustique, pop alternative, folk indépendant et même des touches de rock – le tout subtilement arrangé pour épouser le parcours émotionnel du morceau. Ce n’est pas une musique d’ambiance. Ce n’est pas fait pour devenir viral sur TikTok. C’est fait pour vous arrêter. Grâce à une interprétation soul et à des textures sonores délicates, la chanson devient une expérience cinématographique enveloppée dans l’intimité d’un journal intime. La simplicité de la production donne toute sa place à la complexité du message, chaque note et chaque silence semblent soigneusement pesés.


Au fond, "Man I Used to Be" touche profondément parce qu’il ne prétend pas. Il n’y a ni façade, ni mise en scène. Ce que Dax livre ici, c’est une nudité émotionnelle rare. Cette honnêteté, née dans la solitude et le travail intérieur, rend la chanson universellement accessible. Il ne vend pas la rédemption comme un produit fini. Il ouvre le processus – l’inconfort, la culpabilité, la lente ascension vers la clarté. Artiste indépendant, en dehors des circuits des grandes maisons de disques, Dax conserve le contrôle total de son récit. Cette indépendance n’est pas seulement un choix commercial ; c’est un positionnement spirituel. Elle lui permet d’évoluer en public sans avoir à édulcorer sa vérité pour plaire à l’industrie. Ici, son évolution est authentique, brute et palpable.



Mais ce qui rend cette sortie vraiment monumentale, c’est qu’elle ne concerne pas que Dax – elle nous concerne tous. "Man I Used to Be" transcende l’autobiographie pour devenir un hymne destiné à toute personne en pleine transformation. C’est pour celui qui se libère – pas seulement de substances, mais d’habitudes, de contextes et de versions de lui-même devenues toxiques. La chanson donne la permission de changer. Le magazine Zillions l’a parfaitement résumé : « La sobriété devient puissance », soulignant comment Dax transforme son silence en un mégaphone de vérité. Dans un paysage musical souvent guidé par l’image et le spectacle, il nous rappelle que la rédemption intérieure peut être plus forte que n’importe quel refrain. C’est le genre de chanson qui vous suit – non pas parce qu’elle est accrocheuse, mais parce qu’elle est honnête. Elle reste en vous, comme une question que vous n’avez pas encore résolue.



"Man I Used to Be" est bien plus qu’un morceau – c’est un point de repère spirituel. Il documente la fin d’un chapitre et le commencement sincère d’un autre. Pour les fans de la première heure, c’est son œuvre la plus vulnérable, la plus mature, la plus humaine. Pour les nouveaux auditeurs, c’est une porte d’entrée saisissante – une invitation à plonger dans une discographie qui privilégie le fond à la forme. Alors que Dax s’apprête à porter ce message sur scène lors de sa tournée Lonely Dirt Road Tour à partir d’octobre, on peut être sûr que chaque concert sera plus qu’un simple spectacle. Ce sera une communion. Un témoignage. Et quand le refrain résonnera dans les salles à travers l’Amérique du Nord, ce ne sera pas seulement la voix de Dax que l’on entendra, mais celle de tous ceux qui ont un jour décidé de changer pour de bon.



Écrit par Ryann

 
 
 

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