Pennan Brae, "Studio" : sept titres entre rock vintage et liberté contemporaine
À propos de Pennan Brae
Pennan Brae est un auteur-compositeur-interprète basé à Vancouver, dont la musique s’inspire principalement du rock & roll des années 1970 et 1980. Son album Studio, sorti le 25 juin 2026, fait suite à Paint paru en 2025 et comprend sept titres, dont six avec la participation du légendaire batteur Steve Ferrone. Sa musique a été diffusée sur SiriusXM, les radios universitaires nord-américaines ainsi que sur des radios communautaires au Royaume-Uni et en Australie. Passionné par la rencontre entre musique et cinéma, Pennan Brae a également composé la musique de deux films qu’il a écrits, The Astronot et 2 Below 0.

Avec "Studio", sorti le 25 juin 2026, Pennan Brae poursuit l’exploration d’un territoire musical profondément marqué par le rock des années 1970 et 1980. Composé de sept titres, l’album se présente comme une œuvre complémentaire à Paint, paru en 2025, tout en affirmant une identité suffisamment distincte pour fonctionner comme une nouvelle étape dans le parcours du chanteur-compositeur de Vancouver. À travers ses références au rock alternatif, au classic rock et à la pop dansante des années 1980, "Studio" regarde vers le passé sans donner l’impression de vouloir simplement le reproduire. L’album cherche plutôt à retrouver certaines textures et sensibilités d’une époque pour les intégrer à une écriture contemporaine.
Cette orientation est immédiatement renforcée par la présence de Steve Ferrone, légendaire batteur ayant notamment travaillé avec Tom Petty et Eric Clapton. Ferrone intervient sur six des sept morceaux de l’album, apportant une dimension particulièrement importante à son identité rythmique. Autour de lui, Pennan Brae construit un ensemble où se rencontrent une guitare Fender Mustang et un orgue Hammond des années 1960 passé à travers une enceinte Leslie vintage. Alison Jenkins apporte ses harmonies, Kaj Falch-Nielsen assure les parties de basse et Cameron Wilson intervient au violon. Ces éléments permettent à "Studio" de développer une palette qui reste attachée aux instruments et aux textures organiques tout en traversant plusieurs décennies de rock et de pop.
L’album s’ouvre avec "Scratch", premier single et morceau qui donne immédiatement le ton de cette aventure. Son inspiration liée à David Bowie situe le titre du côté d’un rock alternatif capable de mélanger identité, caractère et sens de l’expérimentation. Placé en ouverture, "Scratch" joue naturellement le rôle de porte d’entrée vers "Studio". Il annonce un album qui ne souhaite pas rester enfermé dans une seule période musicale, même si les années 1970 et 1980 constituent clairement son point de référence. La présence de Steve Ferrone sur ce morceau contribue également à installer la dimension instrumentale qui traverse une grande partie du disque.
Avec « Déjà Vu », Pennan Brae se rapproche davantage des couleurs du rock associé aux Rolling Stones. Le titre s’inscrit dans cette esthétique plus directement rock qui traverse l’album, tout en participant à la sensation de continuité entre les différentes influences. Le choix de revisiter des sensibilités classiques du rock ne semble pas motivé par une volonté de nostalgie pure. Il s’agit plutôt d’utiliser un vocabulaire familier pour construire une œuvre qui appartient à son propre parcours. Le titre « Déjà Vu » lui-même entre d’ailleurs naturellement en résonance avec cette relation au passé : quelque chose peut sembler familier sans être exactement le même.
Cette approche se poursuit avec « Hig & Jig – Radio Mix », autre morceau décrit comme portant une influence des Rolling Stones. Le format radio donne au titre une dimension plus concise, tandis que l’ensemble reste ancré dans cette esthétique rock que Pennan Brae revendique depuis longtemps. La présence de l’orgue Hammond et de la Fender Mustang contribue à renforcer cette couleur vintage, tandis que la section rythmique et les harmonies permettent au morceau de conserver une identité propre au projet.
L’album change ensuite légèrement de perspective avec « Night Crawling – Radio Mix ». Là encore, le choix du format radio inscrit le titre dans une logique plus directe, tout en permettant à "Studio" de varier son parcours. Après l’ouverture alternative de « Scratch » et les références classic rock de « Déjà Vu » et « Hig & Jig », ce morceau participe à l’élargissement progressif du disque. Il rappelle que Pennan Brae ne cherche pas à construire un album reposant sur une seule formule : les sept chansons fonctionnent plutôt comme différentes facettes d’une même esthétique.
« What I Want – Radio Mix » poursuit cette progression avec un format plus développé que les autres morceaux radio de l’album. Avec ses 5 minutes et 39 secondes, le titre offre davantage d’espace dans le déroulement des sept morceaux. Sa présence contribue à équilibrer la structure de l’album entre titres plus courts et compositions capables de prendre davantage leur temps. Comme ailleurs sur "Studio", le travail instrumental reste au cœur de l’identité du projet, avec la combinaison caractéristique de l’Hammond, de la guitare et de la batterie de Steve Ferrone.
Puis vient « Strut – Radio Mix », qui prépare progressivement la conclusion de l’album. Le titre s’intègre à cette succession de morceaux courts et accessibles qui donnent à "Studio" une dynamique fluide. Le terme « Strut » évoque lui-même une attitude, une façon d’avancer avec assurance, et trouve sa place dans un album qui assume pleinement ses références au rock classique tout en les faisant dialoguer avec une sensibilité plus contemporaine. Les harmonies d’Alison Jenkins, la basse de Kaj Falch-Nielsen et le violon de Cameron Wilson ajoutent par ailleurs des couleurs supplémentaires à un ensemble qui aurait pu facilement rester limité au duo guitare-batterie.
La conclusion arrive avec « It Ain't Perfect But It's Free – Dance Mix », qui prend une direction différente avec son approche pop dansante inspirée des années 1980. Ce choix est particulièrement intéressant dans la construction de l’album. Après avoir traversé le rock alternatif et différentes nuances du classic rock, Pennan Brae termine "Studio" sur une énergie plus proche de la pop dance. Le morceau démontre ainsi que les références du projet ne se limitent pas aux guitares et aux sonorités rock : l’artiste puise également dans l’esthétique plus synthétique et rythmique d’une autre facette des années 1980.
Cette conclusion donne à l’album une véritable sensation de mouvement. "Studio" ne se contente pas de parcourir différentes influences au hasard ; il crée progressivement un chemin qui part du rock alternatif, traverse le classic rock et finit par ouvrir la porte à une sensibilité pop dansante. Le résultat est une collection qui peut être appréciée autant pour ses références que pour la manière dont elles sont réunies dans un même projet.
L’une des principales forces de "Studio" réside justement dans cette combinaison entre nostalgie et personnalité. Pennan Brae puise ouvertement dans les décennies qui ont façonné son langage musical, mais l’album ne se limite pas à reproduire des formules rétro.
L’utilisation d’un Hammond des années 1960 avec une enceinte Leslie vintage, associée à une Fender Mustang, crée une base sonore immédiatement liée à l’histoire du rock. La batterie de Steve Ferrone ajoute ensuite une dimension particulièrement forte à cet héritage, tandis que les autres musiciens élargissent la palette.
La présence de Ferrone est évidemment l’un des éléments les plus remarquables du projet. Le fait qu’un musicien associé à des artistes majeurs comme Tom Petty et Eric Clapton participe à six des sept titres donne à l’album une connexion particulière avec l’histoire du rock. Mais sa contribution fonctionne surtout comme un élément musical au service des compositions de Pennan Brae, plutôt que comme un simple argument de prestige. Dans un album aussi attaché aux sonorités organiques, la batterie occupe naturellement une place essentielle.
L’aspect visuel participe également à cette volonté de créer un univers cohérent. L’œuvre de Nathan Gowsell, utilisée pour la pochette, s’inscrit dans l’esthétique visuelle de Pennan Brae à travers des enseignes néon vintage de Vancouver. Ce choix fait écho à la musique : comme les instruments anciens et les références aux décennies précédentes, les néons évoquent une époque particulière tout en restant ancrés dans l’environnement de l’artiste. La ville devient ainsi une partie de l’identité visuelle de "Studio".
Le lien entre musique et image est d’ailleurs une composante importante du parcours de Pennan Brae. L’artiste apprécie particulièrement la rencontre entre ces deux formes d’expression et a composé la musique de deux films qu’il a lui-même écrits, The Astronot et 2 Below 0. Cette expérience apporte un contexte intéressant à un album qui possède lui-même une dimension très visuelle. Les références aux néons, aux sonorités vintage et aux différentes époques du rock donnent à "Studio" une atmosphère qui pourrait facilement dialoguer avec l’univers du cinéma.
En tant que chanteur-compositeur basé à Vancouver, Pennan Brae a développé une identité fortement influencée par le rock & roll des années 1970 et 1980. Mais son parcours ne s’arrête pas à la nostalgie. Sa musique a reçu du soutien de SiriusXM, de radios universitaires nord-américaines ainsi que de radios communautaires au Royaume-Uni et en Australie, permettant à son travail de circuler au-delà de son environnement local.
Avec "Studio", Pennan Brae transforme donc ses références musicales en une collection de sept morceaux qui assume pleinement son amour du rock classique tout en laissant de la place à l’expérimentation et au changement de direction. De « Scratch » à « It Ain't Perfect But It's Free – Dance Mix », le disque avance par étapes, passant du rock alternatif inspiré par Bowie aux influences Rolling Stones de « Déjà Vu » et « Hig & Jig – Radio Mix », avant de conclure sur une approche pop dance héritée des années 1980.
Ce qui ressort surtout de l’album, c’est une volonté de faire vivre des sonorités anciennes dans un contexte actuel. L’Hammond vintage, la Fender Mustang, la batterie de Steve Ferrone, les harmonies d’Alison Jenkins, la basse de Kaj Falch-Nielsen et le violon de Cameron Wilson forment une combinaison qui donne à "Studio" une personnalité suffisamment riche pour dépasser la simple reconstitution d’une époque. L’album regarde en arrière, mais il ne semble pas vouloir y rester.
En définitive, "Studio" est un album qui célèbre le plaisir de faire dialoguer plusieurs générations de musique. Pennan Brae y revendique ses influences sans les transformer en contraintes, permettant à chaque morceau d’apporter une nouvelle couleur à l’ensemble. Avec ses guitares, son Hammond, ses rythmes, ses harmonies et ses incursions vers la pop dance, le disque possède une identité à la fois rétro et personnelle. Et grâce à une équipe de collaborateurs qui comprend Steve Ferrone, Alison Jenkins, Kaj Falch-Nielsen et Cameron Wilson, Pennan Brae donne à cette nouvelle collection une profondeur instrumentale qui renforce son ambition.
Écrit par Ryann



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